Mon année de repos et de détente d’Otessa Moshfegh

Salut ! J’espère que vous allez bien en cette période toujours aussi étrange,

Aujourd’hui je voudrai fêter le déconfinement (deux semaines après oups) en vous parlant d’un roman dont le personnage principal a choisi de s’auto-confiner : Mon année de repos et de détente d’Otessa Monghfield.

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Mon année de repos et de détente d’Otessa Moshfegh

Fayard, 2019

304 pages, 20,90 euros

[l’ayant lu en VO (anglais), je ne peux pas prendre en compte la traduction française]

Résumé : 

« J’avais commencé à hiberner tant bien que mal à la mi-juin de l’an 2000. J’avais vingt-six ans… J’ai pris des cachets à haute dose et je dormais jour et nuit, avec des pauses de deux à trois heures. Je trouvais ça bien. Je faisais enfin quelque chose qui comptait vraiment. Le sommeil me semblait productif. Quelque chose était en train de se mettre en place. En mon for intérieur, je savais – c’était peut-être la seule chose que mon for intérieur ait sue à l’époque – qu’une fois que j’aurais assez dormi, j’irais bien. Je serais renouvelée, ressuscitée… Ma vie passée ne serait qu’un rêve, et je pourrais sans regret repartir de zéro, renforcée par la béatitude et la sérénité que j’aurais accumulées pendant mon année de repos et de détente. »
Jeune, belle, riche, fraîchement diplômée de l’université de Columbia, l’héroïne du nouveau roman d’Ottessa Moshfegh décide de tout plaquer pour entamer une longue hibernation en s’assommant de somnifères. Tandis que l’on passe de l’hilarité au rire jaune en découvrant les tribulations de cette Oblomov de la génération Y qui somnole d’un bout à l’autre du récit, la romancière s’attaque aux travers de son temps avec une lucidité implacable, et à sa manière, méchamment drôle.

Mon avis : 

Tout d’abord, j’ai lu ce roman dans le cadre du Reading rush spécial confinement. Le thème était : un roman qui se déroule dans un endroit où vous souhaiteriez être. Le roman se passe à New-York et en vérité, en ce moment-comme tout le monde, j’aimerai être un peu partout… Mais ce roman ne m’a absolument pas permis de m’évader. En effet, l’héroïne du roman d’Otessa Mo a décidé de dormir chez elle, pendant une année. Comme roman qui fait voyager, on a vu mieux.

La narratrice du roman n’a pas de prénom, comme si elle se cherchait encore une identité, que dormir parviendrait à lui donner une réponse. Le thème de l’identité est central dans ce roman, peut-on se réinventer, renaître, hiberner pour devenir une nouvelle personne ?

Mais, qui est cette narratrice ? Une jeune fille blanche, éduquée, jolie, aisée, orpheline, habitant dans le quartier le plus chic de New-York mais aussi une femme perdue, fatiguée, qui ne voit qu’une solution pour échapper à ses problèmes et ses émotions : se régénérer en dormant une année. C’est l’un des personnages le plus irritant que j’ai pu rencontrer dans mes lectures. Cynique, sombre, méchante, totalement tarée… L’autrice n’a pas cherché à ce que l’on s’attache à elle. Avec ce personnage, elle brosse le portrait d’une humanité borderline, qui à l’aube d’un nouveau millénaire ne se sent pas amène d’affronter le monde réel. Car le choix de l’année 2000 pour placer son récit n’est pas anodin. Une année qui marque une nouvelle ère, celle de tous les possibles, celle où l’ont peut, comme l’héroïne, se régénérer. Mais aussi une année d’insouciance, de relâchement, de pause avant ce qui va marquer le vrai début d’une nouvelle ère : l’attentat du 9/11, menace qui pèse sur tout le roman.

L’écriture plonge le lecteur dans un état comateux. Le roman est une longue énumération des différents calmants que prend la narratrice pour parvenir à dormir le plus profondément possible. Et à travers les yeux de cette narratrice, shootée aux médicaments mais méchamment lucide sur le monde qui l’entoure, on a accès à différents personnages que dépeint l’autrice avec un humour grinçant sur le ton d’une satire sociale : la meilleure amie qui tente désespérément de rentrer dans le microsome New-yorkais, la psychiatre inconsciente qui prescrit des médicaments à tour de bras sans écouter ses patients, l’artiste moderne fétiche d’une industrie de l’art sans logique ni profondeur… La société New-Yorkaise est passée au crible.

Mais ce qui m’a le plus étonné dans ce roman, c’est son rythme extrêmement improbable. En effet, les trois cents premières pages sont une longue litanie où l’ont est perdu dans les affabulations du personnage principal. Mais le dernier chapitre, deux pages seulement fait l’effet d’une douche froide, un réveil attendu mais brusque. L’autrice en dit plus en deux pages que dans tout le roman, et l’on en ressort en se demandant « que vient-il de se passer ? »

Mon année de repos et de détente n’est pas un roman agréable, il est même douloureux, de part son héroïne irritante, son humour grinçant, son écriture comateuse et son rythme inconfortable. Alors oui, il n’est pas plaisant. Mais il sonne un peu comme une expérience de savant fou, un défi littéraire que se serai lancé l’autrice « et si je faisais passer un mauvais moment au lecteur de façon brillante ? ». Alors laissez-moi vous dire, Otessa Moshfegh, que ce défi, vous l’avez totalement relevé ! 

J’espère que mon avis vous aura donné envie de lire ce roman (ou au moins piqué votre curiosité) sur ce roman ! Je vous retrouve bientôt, mais d’ici là, bonnes aven(lec)tures,

Garance

Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu

Bonjour, j’espere que vous allez bien ! Aujourd’hui, chronique d’un livre que je me suis enfin décidée à lire et qui mérite son succès !

Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu

éditions Acte Sud, 2018

425 pages, 21€80

   Le résumé 

Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tuer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence. Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt. Quatre étés, quatre moments, de Smells Like Teen Spirit à la Coupe du monde 98, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l’entre-deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. La France du Picon et de Johnny Hallyday, des fêtes foraines et d’Intervilles, des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage.

Mon avis 

Une vallée, des vies entremêlés qui s’abîment les unes les autres, des étés chauds et lourds, l’amertume d’une génération qui s’est retrouvée déclassée brusquement et une odeur de béton, c’est ce qui se dégage du roman de Nicolas Mathieu. 

Mais que puis-je dire de plus de ce livre, qui s’est déjà trouvé une place parmi les grands romans de ces dernières années, qui a prouvé sa valeur, qui a fait parler, surtout en bien, ces 400 pages pages qui ont sut décrocher le prix Goncourt ? 

Peut-être pourrais-je parler de la plume de Nicolas Mathieu, magistrale et qui sonne toujours juste, qui sait capturer de façon saisissante et poétique des personnages touchants, des personnages qu’on voit grandir, se perdre et se retrouver au fil des années. 

Peut-être pourrais-je dire que ce roman sonne comme une tragédie, une descente implacable mais aussi comme une montée, un voyage initiatique. Quatre étés, où se mélangent à la fois les descriptions de l’action qui se déroule mais aussi les portraits des personnages, leurs histoires, des tranches de leur vies, souvent malheureuses. Et c’est ça que j’ai préféré dans ce roman, les moments où l’on est aspiré dans ces descriptions, ces récits de vies qu’on aurait trouvé un peu sans intérêt mais qui deviennent grandioses sous le regard de l’écrivain. Ce croquis de ces habitants d’une ancienne vallée minière, des parents qui regrettent une époque florissante et dépérissent sous le soleil d’un nouveau monde aux enfants qui cherchent à grandir et se réinventer. Car leurs enfants après eux, c’est aussi le récit d’une rébellion silencieuse de jeunes qui ont vu leur parents écrasés, oubliés par une société qui va trop vite pour eux. Des jeunes qui se battent en utilisant chacun les moyens dont ils disposent. 

Peut-être pourrais-je expliquer que ce roman est une fresque sociale et Nicolas Mathieu un naturaliste du XXIeme siècle, qui pose des questions encore actuelles, leurs enfants après eux, est-ce que les enfants finissent toujours comme leurs parents ? 

Peut être pourrais-je aborder le sentiment pesant de nostalgie qui se dégage du roman. La nostalgie de cette vallée qui a connu la réussite et dont les habitants se retrouvent maintenant tous au chômage. Mais aussi la nostalgie d’un été, de celle qu’on ressent quand on a grandi et qu’on repense à ces instants maintenant loin. Nicolas Mathieu parvient à nous rendre nostalgiques d’étés que l’on a pas vécu. 

Peut-être pourrais-je aussi préciser que ce roman n’est pas vide de défaut, un manque d’équilibre, des longueurs à côté d’ellipses brutales où tout va un peu vite, surtout à la fin. Mais ce rythme est aussi un moyen de copier l’adolescence, qui s’étire longuement quand on a quatorze ans (le début du roman) et qui pourtant s’accélère implacablement quand on atteint l’âge adulte (la fin). 

Leurs enfant après eux, c’est donc un récit d’adolescence, le témoignage d’une vallée mais aussi une rencontre avec des personnages qu’on ne croise pas souvent dans les livres, des personnages médiocres auxquels l’auteur donne pourtant une majesté, les transformant en véritables anti-héros de la tragédie qu’est leur vie. 

J’espère que je vous aurai donné envie de le lire ! En tout cas, on se retrouve bientôt mais d’ici là bonnes aven(lec)tures,

Garance

lana del rey & book tag

Salut à tous ! J’espère que vous allez bien.

Mon amie telma a eu il y’a quelques jours la brillante idée (elle est brillante) de faire un tag mélangeant lana del rey et les livres. Elle m’a donc tagué et je le reprend avec joie, étant donné la passion que j’ai pour cette artiste !

i’m nothing without you — un livre dont tu ne peux te séparer

j’ai les premières éditions vf d’Harry Potter que m’a offert ma grand-mère qui iront partout où j’irai, tout comme les romans d’Alice Oseman ou de Clémentine Beauvais (deux de mes autrices préférées) qui sont dédicacés !

My precious GIF
*insérer voix de gollum qui dit mon précieeeuuux*

i know it’s not fashionable to love me — un livre de ton enfance

wow, j’ai beaucoup de romans nostalgies, parmi lesquels les colombes du rois soleil d’anne marie desplat-duc, le journal d’aurélie laflamme d’india desjardins ou les filles au chocolat de cathy cassidy, j’ai vraiment grandit avec ses héroïnes.

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le film adapté du journal d’Aurélie Laflamme est d’ailleurs un de mes films cultes, que je peux encore regarder même en ayant pris des années et de la maturité, en réussissant à oublier tout le cringe du film

i’m pretty when i cry — la plus belle des couvertures

les couvertures des traductions de sarah crossan sont vraiment magnifiques, chacune séparément mais aussi toutes ensembles (c’est assez rare que les couvertures vf soient mieux que les vo pour être remarqué et applaudit)  !

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je les ai tous lus
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sauf Moon
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Brothers et se sont
des merveilles

they judge me like a picture book by the colors, like they forgot to read — un livre à dévorer sans lire le résumé

Je pense qu’il n’y a pas besoin de résumé pour se lancer dans les petites reines de clémentine beauvais, un roman que chacun devrai lire.

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pas besoin de résumé non plus pour aller voir l’adaptation au théâtre qui est absolument géniale, et qui est actuellement en ligne sur le site du théâtre Tristan Bernard (1h20 de pur bonheur)

he said to be cool but i’m already coolest — le livre qui ne pourra jamais être égalé

mes classiques sont sûrement le petit prince de saint-exupéry, l’écume des jours de boris vian et antigone de jean anouilh. Je peux relire ces livres des centaines de fois en ressortant toujours différente.

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mes trois classiques et moi

this is what makes us girls — un livre girl power

je parlais récemment de l’héroïne éponyme du roman de Madeline Miller Circé qui a clairement créé la girl poweritude.

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une définition possible de la badassitude

violet, blue, green, red to keep me out, i win — une couverture multicolore

j’ai dans ma bibliothèque une édition de little women de louisa may alcott qui n’est peut-être pas multicolore mais quand même très colorée

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c’est une édition qui provient de la collection the SisterHood des éditions Penguin qui réédite des classiques de la littérature jeunesse aglophone avec les héroïnes de notre enfance (Anne of Green Gables, Heidi) et j’adore ce concept

i got that summertime, summertime sadness — un livre à lire en été

le soleil est pour toi est un roman que j’ai lu sous le soleil de Grèce et la chaleur et l’espoir qui enressort en fait un  livre parfait pour cette saison !  

Le soleil est pour toi par Nelson
un des meilleurs livres YA contemporain de cette décennie, vraiment

(message de telma : les citations sont, dans l’ordre, issues de without you, honeymoon, pretty when you cry, brooklyn baby, national anthem, this is what makes us, cinnamon girl et summertime sadness)

Je vous laisse quand même sur une image de la fabuleuse lana del rey vous saluant

En vous souhaitant de bonnes aven(lec)tures,

Garance

National Anthem GIF by Lana Del Rey





Circé de Madeline Miller

Bonjour à tous, 

J’espère que vous, votre famille et vos amis allez bien. Je crois très fort au pouvoir des livres pour nous aider à aller mieux et à nous échapper. Alors aujourd’hui je voulais vous proposer une chronique dithyrambique d’un livre très escapadant* (*permettant une escapade) que j’ai lu récemment !

Circé de Madeline Miller

Paru le 2 mai 2019 aux éditions pocket

8,95€ | 576 pages

le résumé (de l’editeur) 

Fruit des amours d’un dieu et d’une mortelle, Circé la nymphe grandit parmi les divinités de l’Olympe. Mais son caractère étonne. Détonne. On la dit sorcière, parce qu’elle aime changer les choses. Plus humaine que céleste, parce qu’elle est sensible. En l’exilant sur une île déserte, comme le fut jadis Prométhée pour avoir trop aimé les hommes, ses pairs ne lui ont-ils pas plutôt rendu service ? Là, l’immortelle peut choisir qui elle est. Demi-déesse, certes, mais femme avant tout. Puissante, libre, amoureuse…

Mon avis : 

Si ce livre est aussi escapadant, c’est parce qu’il nous fait voyager, à la fois dans l’histoire, dans le temps et dans le mythe. En effet, il suit la vie de Circé la magicienne pendant des milliers d’années. On assiste à une description transversale de la mythologie grecque : de Prométhée à Ulysse en passant par le Minotaure, le roman de Madeline Miller est une mine d’information, un portrait de la mythologie à travers une héroïne extraordinaire. Car, dans ce roman, on est spectateur de tous ceux qui ont traversé la vie de Circé. Ceux qui l’ont fondée, ceux qui l’ont brisée et ceux qui l’ont reconstruite, hommes, femmes ou Dieux. Circé est donc passive puisqu’elle est les yeux, le journal à travers lequel le lecteur saisit la mythologie. Mais elle est également tellement active, une sorcière, détestée de tous mais qui trouve quand même le moyen de s’imposer comme une femme forte, souvent par la crainte, parfois par la ruse, dans ce monde impitoyable des dieux.

Circé est un paradoxe, plus sensible que les dieux, pleine de défauts, immortelle mais tellement humaine. Une héroïne, au sens moderne comme au sens mythologique, à laquelle on peut s’attacher si facilement. C’était une idée géniale d’écrire la biographie de ce personnage méconnu et mal-aimé, presque une figurante dans les chants d’Homère. Mais, avec Madeline Miller, on est presque habitué aux idées géniales : son premier roman, le Chant d’Achille, qui retraçait l’histoire du héros Achille et de son compagnon Patrocle, était déjà extrêmement bien maîtrisé et enchantant. Autant dire que j’ai hâte de découvrir ce que peut encore proposer cette autrice. J’ai lu qu’elle voulait s’attaquer à une réécriture de Shakespeare et j’ai vraiment hâte de voir ça ! 

L’écriture de Madeline Miller est douce, poétique, elle nous berce jusqu’aux îles grecques. Le roman est long mais on ne sent pas les pages passer, emporté.e.s dans la chaleur d’un univers si riche, accroché.e.s aux lèvres de Circé. On a la drôle de sensation d’écouter un conte que l’on a entendu tellement de fois, mais plus profond, plus tendre. Madeline Miller, c’est la mythologie, mais en mieux ! 

Circé est donc un roman merveilleux dans lequel chacun trouvera son compte : les férus de mythologie une réécriture passionnante, les novices une approche tout en douceur des mythes grecs. Ce qui est sûre, c’est que le roman est une expérience, un voyage qui emportera chacun dans un univers magique, et pourtant qui résonne impitoyablement avec notre société actuelle…

Voilà pour mon avis sur Circé, j’espère qu’il vous aura convaincu ! Aujourd’hui, la chronique était beaucoup plus sobre, plus courte que les précédentes, peut-être parce que Circé ne m’inspirait pas de GIF ou de blagues nulles, peut-être parce que c’est une forme qui me convient plus maintenant. On verra ! 

D’ici là, portez vous bien et bonnes aven(lec)tures, 

Garance 

Cogito ou le roman avec lequel j’ai découvert que Victor Dixen ne faisait pas que des livres géniaux

(ce titre est trop long)

Bonjour à tous ! J’ai écrit cette chronique il y’a 3 mois et je me suis dit que c’était peut-être le moment de la poster. Voilà, bonne lecture !

Aujourd’hui je reviens pour vous parler d’un livre dont j’attendais (appréhendais) avec impatience la lecture : le nouveau roman de Victor Dixen : Cogito.

Il faut tout d’abord que je vous informe du contexte : PHOBOS (la saga précédente de l’auteur). ETAIT. MA. VIE. J’aimais tellement cette série que je l’ai relu énormément de fois, j’avais même un compte fan (aoutch) (les vrais s’en souviennent). Bref, je parle au passé, parce que j’ai mûri, je l’ai relu et j’ai moins aimé. Bien sûr, c’est une histoire que je trouve particulièrement bien faite et que je garderai toujours dans mon cœur et que j’adorerai voir en série/film. Mais voilà, elle m’a gavé.

J’étais quand même impatiente de découvrir ce nouveau roman de Victor Dixen qui était en plus dans l’univers de Phobos. Et puis j’ai vu la déferlante de pub, qui m’a fait un peu peur et j’ai attendu que ça passe pour me jeter dedans.

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Cogito

Victor Dixen

Edition Robert Laffont, collection R

19,90 euros, 554 pages

Le résumé : 

Un don du ciel…
Roxane, dix-huit ans, a plongé dans la délinquance quand ses parents ont perdu leur emploi, remplacés par des robots. Sa dernière chance de décrocher le Brevet d’Accès aux Corporations : un stage de programmation neuronale, une nouvelle technologie promettant de transformer n’importe qui en génie.
…ou un pacte avec le diable ?
Pour les vacances de printemps, Roxane s’envole pour les îles Fortunées, un archipel tropical futuriste entièrement dédié au cyber-bachotage. Mais cette méthode expérimentale qui utilise l’intelligence artificielle pour ” améliorer ” la substance même de l’esprit humain est-elle vraiment sûre ? En offrant son cerveau à la science, Roxane a-t-elle vendu son âme au diable ?
Demain, l’intelligence artificielle envahira toutes les strates de la société.
L’ultime frontière sera notre cerveau.

Mon avis 

On va commencer par les points negatifs…

Tout d’abord, l’écriture. C’est assez lourd, avec trop de détails insignifiants sur le physique des personnages… Les dialogues sont particulièrement irréalistes. Les personnages utilisent des expressions super enfantines et d’un coup te pondent un discours philosophique avec des belles phrases bien formées. Je n’avais pas forcément constaté ça dans Phobos mais parfois j’ai levé les yeux au ciel ou ressentit un gros malaise à la lecture.

Ah et puis, il y’a beaucoup trop de métaphores animales qu’il est humainement possible de supporter.

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Moi la 36ème fois que l’héroïne compare un personnage à un animal

En plus d’avoir des voix peu crédibles, ces personnages sont particulièrement clichés. On a le droit à « l’outsider rebelle », la « peste blindée aux as », le « geek finalement attachant » et j’en passe. Je trouve ça dommage qu’en 2019 (2020, du coup), on est encore des romans avec des personnages typiques qui rentrent dans des cases et qui sonnent creux ☹

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Moi quand la “peste” parle de ses “fans” sur “les réseaux sociaux”

L’héroïne (« l’outsider rebelle » donc) n’est pas du tout attachante. J’en ai un peu marre des héroïnes qui crachent sur tous les autres êtres humains et sont des égocentriques insupportables mais qu’on est quand même censé apprécier. Non mais.

On a donc beaucoup répété que Cogito était la suite de Phobos et que l’histoire y faisait référence, et sur ça j’ai été un peu déçue. Non seulement on mentionne l’intrigue de Phobos qu’une seule fois, mais Cogito ne répond à aucune des (nombreuses) questions qui étaient laissé en suspens à la fin de la saga, voir les balayent complètement. Je trouve que pour le coup, le roman ne tient pas ses promesses…

Mais rassurez-vous, Cogito m’a tout de même emballé car il comporte de nombreuses qualités.

Je ne me suis pas du tout ennuyée durant ma lecture. L’histoire est extrêmement bien construite et mêle suspens et rebondissements tout le long. Le roman est découpé en deux parties, la première plus descriptive et la seconde composée essentiellement d’action. J’ai apprécié également les deux parties, qui était pour moi nécessaires et nous tenait en haleine, chacune d’une différente façon.

L’univers futuriste décrit dans la première partie est extrêmement intéressant et pose beaucoup de problématiques auxquelles l’auteur répond de façon intelligente, tout en laissant au lecteur une part de réflexion. La fin était particulièrement bien faite et concluait parfaitement le roman. On voit que Victor Dixen a beaucoup cogité (cogito, vous l’avez ?) sur des thématiques aussi bien philosophiques, scientifiques qu’éthiques, ce qui donne une véritable colonne vertébrale à ce roman.

Voilà pour mon avis sur Cogito. J’ai l’impression que j’en ai dit beaucoup plus de mal que de bien, mais ce n’était pas du tout une mauvaise lecture. En lisant Cogito, vous ne trouverez certes pas des personnages ni profonds, ni attachants ou une écriture transcendante. En revanche, vous lirez un roman plein d’action doublez d’une solide réflexion !

Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de vacance ! (Et si vous n’êtes pas prêt pour la rentrée, vous pouvez toujours faire un stage aux îles Fortunés…) (oui j’avais écrit cet article pendant les vacances et j’ai maintenant un petit goût amer dans la bouche en pensant qu’on est en ce moment en vacances forcées)

Bonnes aven(lec)tures !


Une pause série s’impose #1 (The Trinkets, The Rain, Stranger Things)

Bonjour à tous ! J’espère que vos vacances se passent bien, et je souhaite bon courage à ceux qui n’y sont pas encore… L’été, c’est la saison où je lis beaucoup, mais aussi celle où je regarde beaucoup de séries. Je voulais donc vous parler de 3 séries que j’ai regardées tout récemment !

Il n’y aura acun spoil dans cet article !

The trinkets  (saison 1)
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Ça parle de quoi ? Elodie entre dans une nouveau lycée après la perte de sa mère. Moe porte un blouson en cuir et cache ses sentiments. Tabitha est la reine du lycée. Sur le papier, rien ne les rapproche. Pourtant, elles se retrouvent toutes les trois dans un groupe de voleurs à l’étalage anonymes…

J’en ai pensé quoi ? Je cherchais depuis Sex Education (<3) une série lycéenne pas trop cucul, avec des personnages attachants et une histoire sympa. C’est exactement ce qu’est The Trinkets. Elle m’a fait passer un moment sympa, les musiques sont plutôt cool et Moe est géniale. Pourtant, je suis restée sur ma faim. La série pourrait être intéressante mais ne va jamais en profondeur.

The trinkets (bibelot en français) parle donc de kleptomanie. Un sujet peu exploité dans les séries ou même la littérature (je n’ai pas le souvenir d’avoir vu/lu dessus). La série aurait donc pu plus se concentrer sur ce sujet mais ça reste survolé.

C’est également une série très féminine, qui, à travers le personnage de Tabitha aborde la confiance en soi, l’image, le harcèlement…. Mais c’est pareil, cette carte n’est pas jouée plus que ça…

Ce qui m’a le plus déçue, ce sont les différentes relations amoureuses. Je les ai trouvées plates, creuses, peu crédibles. Je préfère largement les filles seules 😦

Aussi, j’aurais préféré une fin plus fermée, pour finir une saison unique sympathique (hihi ça rime). Mais la fin ouverte annonce les prémices d’une suite pas forcément plus emballante.

L’amitié entre les filles est plutôt sympa mais une fois les premiers épisodes passés, la série perd en rythme et en intérêt. J’ai donc passé un bon moment et j’avoue ne pas m’être ennuyée pendant les dix courts épisodes, sans être plus enthousiasmée que ça.

cool
Je le répète plus fort : MOE EST GENIALE

The Rain (saison 1 et 2)
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Ça parle de quoi ? Dans un futur proche au Danemark, la pluie tombe, amenant avec elle un virus mortel et terriblement contagieux. Simone et son frère Ramsus se réfugie dans un bunker. Mais six ans plus tard, en manque de vivres, ils sont contraints de s’aventurer au dehors. Ils découvrent un dangereux monde apocalyptique et doivent s’allier avec un groupe de survivants au passé douteux…

J’en ai pensé quoi ? Déjà, cette série n’est pas du tout mon genre. Je préfère le réalisme ou le drame d’un lycée à un monde futuriste angoissant. Mais je l’ai regardée avec des amies et j’avoue avoir bien aimé.

Le principe de la série est que chaque épisode est à moitié constitué du présent et l’autre moitié de flashbacks sur un personnage différent à chaque fois. Les personnages sont donc plutôt profonds et attachants, j’ai beaucoup aimé suivre leurs relations, leurs disputes et leurs amours, beaucoup plus que dans les séries s-f habituelles. Sinon, l’univers est assez sombre, j’ai eu souvent peur pendant la saison 1 (c’était le soir, sur grand écran et dans une vieille maison perdue au milieu de nulle part okay), il y a beaucoup d’action et on a envie de savoir la suite.

On a enchaîné avec la saison 2 qui m’a un peu déçue. La série prend une tournure presque fantastique, le côté angoissant s’en va et l’histoire stagne un peu. J’ai toutefois assez hâte d’avoir la saison 3 pour savoir ce qui va arriver aux personnages !

(+1 pour l’un des acteurs principaux, élu plus beau sourire de Netflix par nos soins).

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Super
(c’est bien lui)
Stranger things (saison 3) 
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La saison 1 parle de quoi (au cas où vous viviez dans une grotte) ? Mike, Lucas, Dustin et Will vivent en 1984 à Hawkins, une ville sans intérêt au milleu de l’Indiana. Jusqu’au jour où Will disparait. Le même jour, Eleven, une fillette aux pouvoirs étranges apparaît. Dès lors, des monstres inquiétants envahissent Hawkins…

J’en ai pensé quoi ? : J’ai adoré, comme les trois quarts de la planète, les deux premières saisons. Alors après avoir attendu plus d’un an et demi pour la suite, j’avais super peur d’être déçue. Mais ce ne fut pas du tout le cas.

Ce que j’aime le plus dans Stranger Things, c’est l’ambiance 80’s, les personnages super attachants et l’humour. Et dans cette saison, j’ai été servie ! Il y a des scènes à mourir de rire cinq fois par épisodes (ça en a dérangé certains que la série perde de son sérieux mais moi j’ai adoré). Les personnages sont toujours aussi attachants et on est introduit à des nouveaux qui sont tout aussi géniaux (Robin <3, Aleksei <3). L’image est toujours aussi belle, l’ambiance est toujours aussi bien faite et les musiques sont bien choisies.

J’ai au contraire été un peu moins emballée par l’aspect « S-F », les combats contre les monstres… Je ne trouve aucune logique dans ces monstres (on n’a presque jamais d’explications sur leur nature, la façon dont ils se manifestent…) et j’ai l’impression que c’est un peu du degueu pour du degueu. En fait, j’aimerais bien Stranger Things mais sans « choses étranges », juste le quotidien des personnages que j’aime d’amour.

Alors oui, il y a pas mal de raccourcis et d’incohérences dans cette saison mais je ne m’attarderai pas dessus, parce qu’on les oublie vite, emballé par l’histoire. J’ai absolument adoré la fin qui m’a détruite mais que je trouve parfaite, c’est limite si je ne voudrais pas qu’elle soit définitive et qu’il n’y ait pas de saison 4.

Ah oui, ce que j’aime tellement dans cette série, c’est que les garçons sont majoritairement des looseurs et des victimes et que ce sont toujours les filles les plus cool/badass 😊

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coup de coeur

Voilà pour mon avis sur ces trois séries ! Les avez-vous vues/appréciées ? Quelles sont vos séries préférées ?

Je vous retrouve bientôt mais d’ici là, bonnes aven(lec)tures !

Je vous laisse sur cette adorable créature !

Viens on s’aime de Morgane Moncomble

Bonjour à tous ! Déjà, désolée de cette inactivité… Mais, promis, c’est les vacances et je m’y remets !

Donc voilà, aujourd’hui je voulais vous parler d’une romance qui m’a un peu déçue : Viens on s’aime !

Avant tout, petit disclaimer : Je. N’aime. Pas. La. Romance. C’est pas comme si j’en avais lu beaucoup, je dois avouer, mais ce que j’ai lu m’a suffi. Mais voilà, beaucoup de personnes dont je respecte et estime les avis m’avaient conseillé ce livre. Alors je me suis lancée.

Mais du coup, prenez ma chronique avec des pincettes… Parce que je vais sûrement reprocher des défauts à ce livre qui sont typiques du genre. C’est comme si quelqu’un qui n’aimait pas les dystopies allait critiquer “Hunger Games” en lui reprochant d’être dans le futur. Bon, je vais quand même essayer de faire une critique objective, mais sachez que je prendrai “Viens on s’aime” comme un roman et pas une romance.

Bref.

Viens, on s’aime de Morgane Moncomble

Hugo Roman | 2017

550 pages | 7 euros 60 (version poche)

Le résumé : 

L’amour fleurit parfois là où on ne l’attend pas.

Beaucoup s’accordent à dire que l’amitié fille-garçon n’existe pas, débat qui continue de faire couler beaucoup d’encre. Et pour cause ! Dès que Loan et Violette se sont rencontrés, ça a été un véritable coup de foudre platonique. À cette époque, Loan était en couple avec Lucie depuis quatre ans, si bien qu’il n’avait d’yeux que pour elle.

Mais seulement un an plus tard, beaucoup de choses ont changées : Loan est un homme abattu depuis que sa petite-amie l’a quitté. Quant à Violette, elle commence tout juste une idylle avec le beau Clément, un étudiant en école de commerce qui ne la laisse pas indifférente – chose que Loan se surprend à détester.

Alors quand sa meilleure amie, encore vierge, le supplie de la dépuceler avant de passer à l’acte avec Clément, il hésite. La proposition de Violette sent la mauvaise idée à plein nez… mais après tout, il ne s’agit que d’une fois. Rien qu’une.
Pas vrai ?

Mon avis :

Bon, on commence par les points négatifs (sorry) :

L’écriture n’est pas transcendante. C’est assez plat, naïf, wattpadien sur les bords… Et surtout, les dialogues sont super irréalistes. Dès les premières pages, l’héroïne, coincée dans l’ascenseur avec le bg du quartier, lui pose une question personnelle alors qu’elle le connait depuis à peine deux minutes. Il refuse. Elle insiste.

– Vous ne lâchez jamais ?

– Pas vraiment, encore moins avec des ronchons de votre genre. C’est soit ça, soit je fais une crise de panique. Choisissez !

On précisera que l’héroïne a une vingtaine d’année. Oui oui. 1000 euros si vous me trouvez quelqu’un qui parle comme ça dans la vraie vie.

Mais cet extrait (j’aurai pu en sélectionner plus mais bon, on va essayer de garder cette chronique claire et concise) présage déjà du caractère insupportable de l’héroïne.

Alors oui, ça s’améliore au fil du roman, mais Violette est agaçante. Mais c’est surtout le contraste entre sa vision d’elle même et le regard que lui porte Loan (le personnage masculin) qui m’a énervé. Parce que bien sûr on a l’héroïne qui se trouve moche et nulle et de l’autre côté le gars qui la considère comme la plus belle femme du monde. On n’y croit pas 30 secondes.

Ce qui m’a aussi énervée, c’est que Loan est hyper macho (“je le sens pas […] avec ses bottes de fille”… “croyez moi, les femmes…”) et pourtant il n’est jamais remis en cause. C’est son “adversaire”, le nouveau copain de Violette, qui est pointé du doigt dès qu’il dit un truc sexiste. Enfin je veux dire soyez cohérent : peu importe le personnage qui le dit, un truc macho reste un truc macho. On a aussi le droit a plusieurs reprise à de grosses banalisation du viol :

– Jason me colle tellement que j’ai peur qu’il me viole sans le faire exprès.

– Tant qu’à faire essaie de kiffer

Bon, ils précisent après que c’est une blague mais perso je suis plus gênée qu’amusée.

– Je te préviens. Si on a une fille on déménage loin d’ici.

– Pourquoi ça ?

– Avec Jason dans les parages ? Jamais ! Il risquerait de la mettre en cloque à seize ans.

Quelle belle image de la gente masculine 🙂

Autre petit truc qui m’a gentiment choquée, c’est que Violette est quelque peu maladroite. Alors Loan l’appelle “ma petite Dyspraxie à moi”, ce à quoi Violette se défend “Je suis maladroite, pas malade !”

Rappelons seulement que la dyspraxie est un trouble moteur qui ne devrait pas être utilisé comme un surnom gentiment moqueur ou considéré comme une maladie. Merci.

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restons calme et bienveillant

Sinon, on a une alternance des chapitres “maintenant” et “1 ans/6mois… avant”, du moins au début parce que la deuxième partie du livre se passe uniquement “maintenant”. Je trouve cela un peu inutile d’indiquer ce repère de temps à chaque début de chapitre alors qu’il n’y a finalement que très peu de flash-backs. D’autant plus -que dans les passages “aujourd’hui”, il y a aussi des flash-backs en italique… Mais ce n’est qu’un détail…

…Le vrai truc qu’il est important de souligner, c’est qu’ils disent “pain au chocolat”. Au. Moins. Trois. Fois. Et ça, ce n’est pas acceptable.

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Mon cœur de bordelaise à la lecture de “Viens, on s’aime” #teamchocolatine

Rassurez vous, j’ai quand même trouvé des points positifs !

Tout d’abord, c’est extrêmement addictif, je l’ai lu en trois jours alors que pourtant je m’arrêtais souvent pour lever les yeux au ciel. On a envie de savoir la suite, il y a pas mal de “plot-twist” et de révélations : on ne s’ennuie pas, c’est même ludique.

Ensuite, j’ai bien aimé les “background” des deux personnages principaux, c’est à dire leur enfance quelque peu chaotique. Certes, c’est lourd, mais j’ai pris du plaisir à découvrir leurs secrets et leurs histoires douloureuses (sadique ?).

Enfin, j’avoue, l’histoire entre Loan et Violette est parfois mignonne. J’ai bien aimé assister au spectacle animé de leur relation, et j’ai parfois été émue (un chouïa) par leurs grandes déclarations amoureuses.

Pour conclure, n’étant pas une experte, je ne pourrais pas dire si “Viens on s’aime” est une bonne romance, mais le livre en lui même ne m’a pas vraiment plu, et je ne lirai sûrement pas le deuxième roman de l’auteur “Aime moi, je te fuis”. La romance n’est définitivement pas faite pour moi. Après, si vous aimez ce genre et que vous ne craignez pas les clichés et les avalanches de sentiments, je ne peux que vous conseiller de le découvrir ! (ça ne sonne pas vraiment comme une invitation mais pourtant ça l’est !)

bof

Bref, j’espère que cette chronique un peu négative vous aura plu, je voulais vraiment parler de ce roman car je n’ai vu que des avis positifs et j’avais beaucoup de choses à dire…

Je vous retrouve bientôt pour un nouvelle article mais d’ici là, bonnes aven(lec)tures !

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Je vous laisse sur ce petit chien qui est sans aucun doute en train de danser pour encourager ceux qui passent des examens (vous allez tout déchirer)

Vicious t.1 : Evil de V.E Schwab


Vicious tome 1 : Evil de V.E Schwab

532 pages | 16 euros

Publié aux éditions Lumen en Février 2019

Le résumé  : 

A la fac de médecine, Eli et Victor paraissent être les meilleurs amis du monde. Eli est solaire, apprécié, tandis que Victor est plus renfermé alors les deux semblent se compléter. Pourtant, ils se vouent une rivalité saisissante, chacun tentant d’être plus intelligent que l’autre. Jusqu’à ce que, dans le cadre de son mémoire, Eli découvre le secret des EO, des êtres mystérieux aux pouvoirs incroyables. Et qu’avec Victor, ils décident de subir une expérience de mort imminente pour devenir eux même des EO. Mais l’expérience tourne au drame et 10 ans plus tard, Victor croupit en prison avec un seul but : se venger d’Eli.

Mon avis : 

Tout d’abord, j’avais déjà lu le tome 1 de Shades of Magic de la même autrice que j’ai bien-aimé-sans-plus (sûrement parce que je n’aime que moyennement la fantasy et que je n’ai plus l’habitude d’en lire). Mais Vicious, je l’ai vu énormément passer sur instagram et, je ne sais pas pourquoi, j’ai sû qu’il allait me plaire (#instinctdelecteur).

Et j’ai eu raison.

moi à moi même (mon instinct de lecteur me trompe rarement)

Alors pourquoi j’ai aimé ?

Tout d’abord, pour le rythme. Je n’ai pas trouvé de longueur. La moitié du récit est constitué de flashback, principalement sur la période où Victor et Eli étaient à la fac, mais aussi des flashback sur l’histoire des personnages secondaires. On y trouve beaucoup d’action, ponctuée par des moments plus “passifs”. Au fur et à mesure du récit, les pièces s’assemblent et c’est un plaisir de reconstituer ce puzzle ! L’histoire est donc hyper bien ficelée ce qui fait que j’ai dévoré ce pavé en à peine 3 jours (alors qu’en ce moment, je suis plutôt dans le mood escargot). En plus, l‘intrigue avec toute cette histoire d’EO est super bien faite !

Ensuite, pour l’ambiance. C’est glauque de chez glauque, tellement que ça en devient marrant. Le prologue s’ouvre dans un cimetière donc voilà voilà les bases sont posées. Et puis tout tourne autour de, au choix : la douleur (physique) ou la mort (et la résurrection). Bon rassurez vous, les descriptions ne sont pas non plus sanglantes mais l’ambiance est gothique jusqu’au bout des ongles ! J’ai aussi beaucoup aimé le fait que ça soit une ambiance très “médicale”. Les personnages voient les événements de façon scientifique et rationnelle et c’est un gros plus.

Enfin, pour l’écriture. J’avais trouvé la plume de Schwab un tantinet lourdingue dans Shades of Magic, mais là, j’ai adoré ! Les dialogues sont hyper bien faits, on a le droit à une grosse dose de cynisme et pas mal d’humour (noir, of course) et il y a pile le bon nombre de descriptions ! Bref, l’écriture est comme le roman, sombre et sympathique !

Mais attention, n’allons pas trop vite, il faut quand même nuancer.

Martin Freeman Wait A Minute GIF by BBC

J’ai eu un peu de mal avec les personnages. Bon déjà, autant vous prévenir, les personnages de Vicious sont… atypiques. Et par atypiques, j’entends : diaboliquement machiavéliques, horriblement maléfiques et complètement tarés. J’avais jamais vu ça en littérature Y-A. Eli et Victor ne sont pas juste des anti-héros comme dans Six of crows de Leigh Bardugo, ce sont des vrais méchants, qui tuent sans remord. Et le problème, c’est que je n’ai pas compris si l’auteur voulait qu’on les déteste vraiment (ce qui est un peu contre-productif, à mon humble avis), qu’on s’attache à eux parce qu’ils sont quand même redoutablement cool, où qu’on les plaigne parce que tu vois, ils ont pas eu une vie facile aussi… Bref, j’étais perdue et je ne savais pas trop quoi penser durant ma lecture (si vous l’avez lu, n’hésitez pas à éclairer ma lanterne). En revanche, j’ai beaucoup aimé les personnages secondaires, et je me demande si l’autrice n’a pas voulu qu’on transporte notre affection sur ces personnages…

Bref, Vicious était quand même une très bonne lecture, malgré des personnages qui m’ont rendue confuse, et j’ai hâte de lire la suite !

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super

Voilà pour mon premier article, j’espère qu’il vous aura plu et je vous retrouve très bientôt !

D’ici là, bonnes aven(lec)tures !

Garance.

je vous laisse sur un gif de loutre parce que ça m’a semblé important.

Pour commencer…

Bonjour à tous et bienvenue sur “Des livres et des fleurs”. Ici, on ne parlera pas de jardinage, mais bien de livres (et de films, séries, musique…). Le nom de mon blog est une référence à la citation d’Oscar Wilde : “With freedom, books, flowers and the moon, who could not be happy ?” (littéralement : avec la liberté, des livres, des fleurs et la lune, qui ne serait pas heureux ?)

Mais avant tout, il faudrait peut-être que je me présente ! Je m’appelle Garance, j’ai 15 ans et j’adoooore lire. Je ne suis pas du tout nouvelle dans le “blogging” ! De fait, j’ai tenu un blog pendant 3 ans (
http://plumeovent.blogspot.com/ où vous pouvez consulter tous mes anciens articles ! ). Mais depuis quelques temps, et à mon grand désespoir, je ne suis plus du tout active dessus…

Cependant, depuis quelques mois, il me reprend l’envie de faire part de mes lectures ! Alors voilà mon nouveau blog, tout frais, tout beau ! Vous y trouverez des critiques et des conseils littéraires (principalement de la littérature jeunesse et Y-A, mais pas que !).

Voilà pour cette petite introduction, mon premier article est en préparation (abonnez- vous pour ne rien manquer ^^ ). Vous pouvez aussi me retrouver sur instagram @withbooksandflowers !

A bientôt pour de nouvelles aven(lec)tures !

Garance.