Viens on s’aime de Morgane Moncomble

Bonjour à tous ! Déjà, désolée de cette inactivité… Mais, promis, c’est les vacances et je m’y remets !

Donc voilà, aujourd’hui je voulais vous parler d’une romance qui m’a un peu déçue : Viens on s’aime !

Avant tout, petit disclaimer : Je. N’aime. Pas. La. Romance. C’est pas comme si j’en avais lu beaucoup, je dois avouer, mais ce que j’ai lu m’a suffi. Mais voilà, beaucoup de personnes dont je respecte et estime les avis m’avaient conseillé ce livre. Alors je me suis lancée.

Mais du coup, prenez ma chronique avec des pincettes… Parce que je vais sûrement reprocher des défauts à ce livre qui sont typiques du genre. C’est comme si quelqu’un qui n’aimait pas les dystopies allait critiquer “Hunger Games” en lui reprochant d’être dans le futur. Bon, je vais quand même essayer de faire une critique objective, mais sachez que je prendrai “Viens on s’aime” comme un roman et pas une romance.

Bref.

Viens, on s’aime de Morgane Moncomble

Hugo Roman | 2017

550 pages | 7 euros 60 (version poche)

Le résumé : 

L’amour fleurit parfois là où on ne l’attend pas.

Beaucoup s’accordent à dire que l’amitié fille-garçon n’existe pas, débat qui continue de faire couler beaucoup d’encre. Et pour cause ! Dès que Loan et Violette se sont rencontrés, ça a été un véritable coup de foudre platonique. À cette époque, Loan était en couple avec Lucie depuis quatre ans, si bien qu’il n’avait d’yeux que pour elle.

Mais seulement un an plus tard, beaucoup de choses ont changées : Loan est un homme abattu depuis que sa petite-amie l’a quitté. Quant à Violette, elle commence tout juste une idylle avec le beau Clément, un étudiant en école de commerce qui ne la laisse pas indifférente – chose que Loan se surprend à détester.

Alors quand sa meilleure amie, encore vierge, le supplie de la dépuceler avant de passer à l’acte avec Clément, il hésite. La proposition de Violette sent la mauvaise idée à plein nez… mais après tout, il ne s’agit que d’une fois. Rien qu’une.
Pas vrai ?

Mon avis :

Bon, on commence par les points négatifs (sorry) :

L’écriture n’est pas transcendante. C’est assez plat, naïf, wattpadien sur les bords… Et surtout, les dialogues sont super irréalistes. Dès les premières pages, l’héroïne, coincée dans l’ascenseur avec le bg du quartier, lui pose une question personnelle alors qu’elle le connait depuis à peine deux minutes. Il refuse. Elle insiste.

– Vous ne lâchez jamais ?

– Pas vraiment, encore moins avec des ronchons de votre genre. C’est soit ça, soit je fais une crise de panique. Choisissez !

On précisera que l’héroïne a une vingtaine d’année. Oui oui. 1000 euros si vous me trouvez quelqu’un qui parle comme ça dans la vraie vie.

Mais cet extrait (j’aurai pu en sélectionner plus mais bon, on va essayer de garder cette chronique claire et concise) présage déjà du caractère insupportable de l’héroïne.

Alors oui, ça s’améliore au fil du roman, mais Violette est agaçante. Mais c’est surtout le contraste entre sa vision d’elle même et le regard que lui porte Loan (le personnage masculin) qui m’a énervé. Parce que bien sûr on a l’héroïne qui se trouve moche et nulle et de l’autre côté le gars qui la considère comme la plus belle femme du monde. On n’y croit pas 30 secondes.

Ce qui m’a aussi énervée, c’est que Loan est hyper macho (“je le sens pas […] avec ses bottes de fille”… “croyez moi, les femmes…”) et pourtant il n’est jamais remis en cause. C’est son “adversaire”, le nouveau copain de Violette, qui est pointé du doigt dès qu’il dit un truc sexiste. Enfin je veux dire soyez cohérent : peu importe le personnage qui le dit, un truc macho reste un truc macho. On a aussi le droit a plusieurs reprise à de grosses banalisation du viol :

– Jason me colle tellement que j’ai peur qu’il me viole sans le faire exprès.

– Tant qu’à faire essaie de kiffer

Bon, ils précisent après que c’est une blague mais perso je suis plus gênée qu’amusée.

– Je te préviens. Si on a une fille on déménage loin d’ici.

– Pourquoi ça ?

– Avec Jason dans les parages ? Jamais ! Il risquerait de la mettre en cloque à seize ans.

Quelle belle image de la gente masculine 🙂

Autre petit truc qui m’a gentiment choquée, c’est que Violette est quelque peu maladroite. Alors Loan l’appelle “ma petite Dyspraxie à moi”, ce à quoi Violette se défend “Je suis maladroite, pas malade !”

Rappelons seulement que la dyspraxie est un trouble moteur qui ne devrait pas être utilisé comme un surnom gentiment moqueur ou considéré comme une maladie. Merci.

just breathe GIF by chescaleigh
restons calme et bienveillant

Sinon, on a une alternance des chapitres “maintenant” et “1 ans/6mois… avant”, du moins au début parce que la deuxième partie du livre se passe uniquement “maintenant”. Je trouve cela un peu inutile d’indiquer ce repère de temps à chaque début de chapitre alors qu’il n’y a finalement que très peu de flash-backs. D’autant plus -que dans les passages “aujourd’hui”, il y a aussi des flash-backs en italique… Mais ce n’est qu’un détail…

…Le vrai truc qu’il est important de souligner, c’est qu’ils disent “pain au chocolat”. Au. Moins. Trois. Fois. Et ça, ce n’est pas acceptable.

sad powerpuff girls GIF
Mon cœur de bordelaise à la lecture de “Viens, on s’aime” #teamchocolatine

Rassurez vous, j’ai quand même trouvé des points positifs !

Tout d’abord, c’est extrêmement addictif, je l’ai lu en trois jours alors que pourtant je m’arrêtais souvent pour lever les yeux au ciel. On a envie de savoir la suite, il y a pas mal de “plot-twist” et de révélations : on ne s’ennuie pas, c’est même ludique.

Ensuite, j’ai bien aimé les “background” des deux personnages principaux, c’est à dire leur enfance quelque peu chaotique. Certes, c’est lourd, mais j’ai pris du plaisir à découvrir leurs secrets et leurs histoires douloureuses (sadique ?).

Enfin, j’avoue, l’histoire entre Loan et Violette est parfois mignonne. J’ai bien aimé assister au spectacle animé de leur relation, et j’ai parfois été émue (un chouïa) par leurs grandes déclarations amoureuses.

Pour conclure, n’étant pas une experte, je ne pourrais pas dire si “Viens on s’aime” est une bonne romance, mais le livre en lui même ne m’a pas vraiment plu, et je ne lirai sûrement pas le deuxième roman de l’auteur “Aime moi, je te fuis”. La romance n’est définitivement pas faite pour moi. Après, si vous aimez ce genre et que vous ne craignez pas les clichés et les avalanches de sentiments, je ne peux que vous conseiller de le découvrir ! (ça ne sonne pas vraiment comme une invitation mais pourtant ça l’est !)

bof

Bref, j’espère que cette chronique un peu négative vous aura plu, je voulais vraiment parler de ce roman car je n’ai vu que des avis positifs et j’avais beaucoup de choses à dire…

Je vous retrouve bientôt pour un nouvelle article mais d’ici là, bonnes aven(lec)tures !

cute dog GIF
Je vous laisse sur ce petit chien qui est sans aucun doute en train de danser pour encourager ceux qui passent des examens (vous allez tout déchirer)

2 thoughts on “Viens on s’aime de Morgane Moncomble

  1. J’adore ta critique !! “Wattpadien sur les bords” je suis totalement d’accord ! Mon avis sur ce livre n’est pas très différent du tiens, j’ai trouvé l’histoire super clichée (déjà on en parle de la rencontre ? 😭) enfin bref c’était super drôle a lire !

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  2. (je vois ton commentaire 10 ans après bis)
    aaah je suis trop contente que des gens aient le même avis sur ce livre (😭😭😭) merci

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