5 livres qui ont marqué mon été

Bonjour à tous.tes !

Oui c’est bien moi (!!). J’espère que vous allez bien 🙂 Pour ce come-back, je voulais vous parler de quelque chose qui me manque beaucoup en ce fin de mois de septembre chargé et glacial : l’été ! 

Cet été à été fort spécial, mais il a été pour moi l’occasion de très belles découvertes livresques. Je vais donc vous présenter mes 5 lectures préférés de cet été, qui sont très hétéroclites, pour « rattraper » un peu le temps perdu ! 

Romance, Arnaud Cathrine 

résumé : C'est le mojito.
C'est un léger accident.
C'est parce qu'il n'a pas rencontré de fille.
C'est parce que je n'ai pas rencontré de garçon.
C'était juste pour essayer.
C'est pour avoir tout fait ensemble.
C'est pour tous les amis pareil.
C'est entre lui et moi.
C'est la première et la dernière fois.
C'est rien.
Ça va passer.

Je voulais lire le roman d’Arnaud Cathrine depuis sa sortie en début d’année et j’avais de très hautes attentes, d’abord parce que j’ai adoré la précédente trilogie de l’auteur À la place du cœur, aussi parce que j’ai entendu énormément de bien de ce nouveau roman. Alors je me suis lancée et je l’ai lu d’une traite. Ce qui m’a le plus séduite, c’est cette énergie que met Arnaud Cathrine à nous immiscer dans l’histoire. La trame du roman est entrecoupée de sms, de posts Instagram, de photos, de pages du carnet que Vince, le personnage principal, remplit de portrait des « garçons volés » dont-il tombe amoureux entre deux stations de métro. Les endroits de Paris, les références à de nombreuses œuvres rendent l’histoire familière et nous rapprochent des personnages. Et quels personnages ! Ils sont tous vraiment authentiques, mais le plus abouti est sans hésitation Vince. Insupportablement attachant, obsédé, idéaliste, il vit tout à cent pour cent, refuse les compromis, est tellement… adolescent. Et on s’y identifie tous un peu, finalement. 

Si il y’avait une reproche ou plutôt une inquiétude qui accompagne la lecture de ce roman, c’est la similitude avec À la place du cœur. Côme, le héros de la trilogie précédente, s’est un peu mélangé dans ma tête avec Vince, ils ont définitivement la même voix, la même façon de parler et de penser (même si Côme est un peu plus abîmé, Vince plus idéaliste). Loin d’être dérangeant (j’ai adoré retrouver ce style), je n’ai pas retrouvé la nouveauté que j’attachais à À la place du cœur, et j’ai peur d’un peu m’ennuyer en cas de suite… 

L’insoutenable légèreté de l’être, Milan Kundera 

Résumé : «Qu'est-il resté des agonisants du Cambodge ? Une grande photo de la star américaine tenant dans ses bras un enfant jaune. Qu'est-il resté de Tomas ? Une inscription : Il voulait le Royaume de Dieu sur la terre. Qu'est-il resté de Beethoven ? Un homme morose à l'invraisemblable crinière, qui prononce d'une voix sombre : "Es muss sein !" Qu'est-il resté de Franz ? Une inscription : Après un long égarement, le retour. Et ainsi de suite, et ainsi de suite. Avant d'être oubliés, nous serons changés en kitsch. Le kitsch, c'est la station de correspondance entre l'être et l'oubli.»

Cela fait longtemps que je passe devant ce roman posé sur la bibliothèque de mes parents, me demandant ce qui se cache derrière ce titre aussi poétique que mystérieux. 

Et ce qui s’y cache, c’est un roman tellement complexe, surprenant et marquant. L’insoutenable légèreté de l’être mêle une réflexion métaphysique et philosophique de l’auteur, une intrigue où évolue quatre personnages, entre amour et jalousie, et en fond les événements historiques du printemps de Prague. 

L’insoutenable légèreté de l’être est donc un roman qui fait réfléchir : à la vie, à l’impact qu’elle a, au destin… mais cette réflexion est allégée par une belle histoire, parfois déjantée, un peu triste, mais qui marque. Le genre de roman qu’on ferme en disant « wow, je ne comprend rien à ce qui vient de se passer, mais c’était vraiment bien. » 

Mémoire d’une jeune fille rangée, Simone de Beauvoir 

Résumé "Je rêvais d'être ma propre cause et ma propre fin ; je pensais à présent que la littérature me permettrait de réaliser ce voeu. Elle m'assurerait une immortalité qui compenserait l'éternité perdue ; il n'y avait plus de Dieu pour m'aimer, mais je brûlerais dans des millions de coeurs. En écrivant une oeuvre nourrie de mon histoire, je me créerais moi-même à neuf et je justifierais mon existence. En même temps, je servirais l'humanité : quel plus beau cadeau lui faire que des livres ? Je m'intéressais à la fois à moi et aux autres ; j'acceptais mon "incarnation" mais je ne voulais pas renoncer à l'universel : ce projet conciliait tout ; il flattait toutes les aspirations qui s'étaient développées en moi au cours de ces quinze années."

Ce roman faisait partie des lectures recommandés pour mon cours de littérature, et même si j’ai passé le cap du « c’est pour l’école donc c’est nul », j’avais tout de même une appréhension quant aux 500 pages qui m’attendaient. Le début a confirmé mes craintes : le roman ne comporte aucun dialogue, aucun chapitre, juste des réflexions que Simone de Beauvoir apporte sur les vingts premières années de sa vie. Pourtant, au fil des pages, je me suis laissée emportée par son histoire. Et je me suis tellement identifiée à Simone, malgré nos 95 ans d’écart… j’ai suivit avec assiduité les étapes de son émancipation. J’ai aimé le plonger dans cette recherche inconsciente que fait Simone depuis les premières années de sa vie. La recherche de quelqu’un qui lui corresponde, qui réponde à ses idéaux, ses exigences affûtées, sa vivacité d’esprit. J’ai aimé cette galerie de personnage, amis, camardes,  cousins… dont elle fait en profondeur le portrait. 

 Simone de Beauvoir est née à quelques mètres de là où j’habite, cela a joué, aussi, dans mon identification. Je l’imagine maintenant vivre entre La Sorbonne et les bars du boulevard du Montparnasse. 

Alors même si elle reste une personnalité controversée, j’ai adoré me plonger dans cette autobiographie qui retrace la jeunesse d’une personnalité dont les idées ont toujours un écho dans la société actuelle. 

Et en plus : pour la première fois depuis 7 mois (!!) je suis allée au théâtre du vieux colombier voir « Hors la loi », une pièce absolument bouleversante avec une mise en scène et des acteurs époustouflants. Elle parle des procès de Bobigny et Simone de Beauvoir est l’un des personnages ! Si vous avez l’occasion, foncez, c’est brillant et tellement important… 

Incendies, Wajdi Mouawad

Résumé : Lorsque le notaire Lebel fait aux jumeaux Jeanne et Simon Marwan la lecture du testament de leur mère Nawal, il réveille en eux l'incertaine histoire de leur naissance: qui donc fut le père, et par quelle odyssée ont-ils vu le jour loin du pays d'origine de leur mère? En remettant à chacun une enveloppe, destinées l'une à ce père qu'ils croyaient mort et l'autre à leur frère dont ils ignoraient l'existence, il fait bouger les continents de leur douleur: dans le livre des heures de cette famille, des drames insoupçonnés les attendent, qui portent les couleurs de l'irréparable. Mais le prix à payer pour que s'apaise l'âme tourmentée de Nawal risque de dévorer les destins de Jeanne et de Simon.

La troupe de théâtre de mon lycée était sensée jouer cette pièce l’année dernière et j’ai eu la chance d’assister à la dernière répétition juste avant le confinement, un moment dur mais tellement beau. Les thèmes de la pièce : la quête de soi et de ses origines, la guerre, et le silence... Et qu’elle soit lue, ou jouée, on est emporté avec les personnages dans un voyage bouleversant. Dès le début, la gorge est nouée face à cette intrigue qui mêle présent et passé. On est parfois détendus par les quelques parenthèses d’humour, toujours bienvenues. Et puis on est tous sans mot face à la fin, à l’atroce. Pourtant la poésie des mots et la force des personnages réparent un peu les plaies, et ouvre la pièce sur un peu d’espoir. 

Incendies est une tragédie grecque emprunte des tragédies du monde moderne, une pièce qui fait voyager sur terre, dans l’histoire et dans les profondeurs de l’humains, et il est impossible que vous en sortiez indemnes. 

Loveless, d’Alice Oseman 

Résumé (traduit de façon hésitante et maladroite par mes soins)  : Georgia n’a jamais été amoureuse, n’a jamais embrassé personne, n’a même jamais eu de crush. Mais en tant que romantique obsédée par les fan-fictions, elle est sûre de trouver la bonne personne un jour. En commençant l’université en compagnie de ses meilleurs amis, Pip et Jason, dans une toute nouvelle ville loin de chez elle, Georgia est prête à trouver l’amour, et avec sa très ouverte colloc à ses côtés et une place dans la troupe de théâtre de Shakespeare, son rêve d’adolescente et à portée de main... Mais quand ces plans romantiques font des ravages parmi ces amis, Georgia finie dans sa propre « comédie des erreurs » et elle commence à se demander pourquoi l’amour semble si facile pour tout le monde sauf elle. Avec de nouveaux termes jettés devant elle : assexuel, aromantique.. Georgia est plus incertaine sur ses sentiments que jamais. Est-elle destinée a vivre sans amour ? Ou cherche t-elle la mauvais chose depuis toujours ? 

Quel plaisir de finir cet article avec le roman que j’attendais le plus de cette année, le tout nouveau d’une autrice dont je suit et aime tous les ouvrages depuis maintenant plusieurs années ! J’étais quasiment sûre que Loveless allait me plaire, mais en le commençant, j’ai eu une petite angoisse : j’avais peur que ce roman soit seulement un roman à thème, didactique sur le sujet de l’aromantisme et de l’asexualité. Mais ce ne le fut pas. Si le chemin de Georgia qui découvre qu’elle n’éprouve aucun désir amoureux est très intéressant (même si, Alice l’a précisé, il n’est pas universel), le roman est également une réflexion très intelligente sur l’amour et sa place (omniprésente) dans la société, sur les relations amicales, l’expérience universitaire, la solitude… L’ambiance de cette ville universitaire de Durham, une petite société un peu isolée du monde est enveloppante. Les nombreuses références culturelles, de Shakespeare à Scooby-Doo sont très amusantes. Le rythme est assez enlevé, les relations entre les personnages sont bien amenées. Et puis il y’a beaucoup de représentation, et ça fait toujours du bien ! 

(Commencer un article par romance et finir par loveless, si c’est pas beau ça!) 

Bref, je vous recommande chaudement ces 5 ouvrages (je crois qu’il y’en a pour tous les goûts). Je vous dit à bientôt,

Mais d’ici là…

Bonnes avent(lec)tures

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