Cogito ou le roman avec lequel j’ai découvert que Victor Dixen ne faisait pas que des livres géniaux

(ce titre est trop long)

Bonjour à tous ! J’ai écrit cette chronique il y’a 3 mois et je me suis dit que c’était peut-être le moment de la poster. Voilà, bonne lecture !

Aujourd’hui je reviens pour vous parler d’un livre dont j’attendais (appréhendais) avec impatience la lecture : le nouveau roman de Victor Dixen : Cogito.

Il faut tout d’abord que je vous informe du contexte : PHOBOS (la saga précédente de l’auteur). ETAIT. MA. VIE. J’aimais tellement cette série que je l’ai relu énormément de fois, j’avais même un compte fan (aoutch) (les vrais s’en souviennent). Bref, je parle au passé, parce que j’ai mûri, je l’ai relu et j’ai moins aimé. Bien sûr, c’est une histoire que je trouve particulièrement bien faite et que je garderai toujours dans mon cœur et que j’adorerai voir en série/film. Mais voilà, elle m’a gavé.

J’étais quand même impatiente de découvrir ce nouveau roman de Victor Dixen qui était en plus dans l’univers de Phobos. Et puis j’ai vu la déferlante de pub, qui m’a fait un peu peur et j’ai attendu que ça passe pour me jeter dedans.

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Cogito

Victor Dixen

Edition Robert Laffont, collection R

19,90 euros, 554 pages

Le résumé : 

Un don du ciel…
Roxane, dix-huit ans, a plongé dans la délinquance quand ses parents ont perdu leur emploi, remplacés par des robots. Sa dernière chance de décrocher le Brevet d’Accès aux Corporations : un stage de programmation neuronale, une nouvelle technologie promettant de transformer n’importe qui en génie.
…ou un pacte avec le diable ?
Pour les vacances de printemps, Roxane s’envole pour les îles Fortunées, un archipel tropical futuriste entièrement dédié au cyber-bachotage. Mais cette méthode expérimentale qui utilise l’intelligence artificielle pour ” améliorer ” la substance même de l’esprit humain est-elle vraiment sûre ? En offrant son cerveau à la science, Roxane a-t-elle vendu son âme au diable ?
Demain, l’intelligence artificielle envahira toutes les strates de la société.
L’ultime frontière sera notre cerveau.

Mon avis 

On va commencer par les points negatifs…

Tout d’abord, l’écriture. C’est assez lourd, avec trop de détails insignifiants sur le physique des personnages… Les dialogues sont particulièrement irréalistes. Les personnages utilisent des expressions super enfantines et d’un coup te pondent un discours philosophique avec des belles phrases bien formées. Je n’avais pas forcément constaté ça dans Phobos mais parfois j’ai levé les yeux au ciel ou ressentit un gros malaise à la lecture.

Ah et puis, il y’a beaucoup trop de métaphores animales qu’il est humainement possible de supporter.

relaxed basketball wives GIF by VH1
Moi la 36ème fois que l’héroïne compare un personnage à un animal

En plus d’avoir des voix peu crédibles, ces personnages sont particulièrement clichés. On a le droit à « l’outsider rebelle », la « peste blindée aux as », le « geek finalement attachant » et j’en passe. Je trouve ça dommage qu’en 2019 (2020, du coup), on est encore des romans avec des personnages typiques qui rentrent dans des cases et qui sonnent creux ☹

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Moi quand la “peste” parle de ses “fans” sur “les réseaux sociaux”

L’héroïne (« l’outsider rebelle » donc) n’est pas du tout attachante. J’en ai un peu marre des héroïnes qui crachent sur tous les autres êtres humains et sont des égocentriques insupportables mais qu’on est quand même censé apprécier. Non mais.

On a donc beaucoup répété que Cogito était la suite de Phobos et que l’histoire y faisait référence, et sur ça j’ai été un peu déçue. Non seulement on mentionne l’intrigue de Phobos qu’une seule fois, mais Cogito ne répond à aucune des (nombreuses) questions qui étaient laissé en suspens à la fin de la saga, voir les balayent complètement. Je trouve que pour le coup, le roman ne tient pas ses promesses…

Mais rassurez-vous, Cogito m’a tout de même emballé car il comporte de nombreuses qualités.

Je ne me suis pas du tout ennuyée durant ma lecture. L’histoire est extrêmement bien construite et mêle suspens et rebondissements tout le long. Le roman est découpé en deux parties, la première plus descriptive et la seconde composée essentiellement d’action. J’ai apprécié également les deux parties, qui était pour moi nécessaires et nous tenait en haleine, chacune d’une différente façon.

L’univers futuriste décrit dans la première partie est extrêmement intéressant et pose beaucoup de problématiques auxquelles l’auteur répond de façon intelligente, tout en laissant au lecteur une part de réflexion. La fin était particulièrement bien faite et concluait parfaitement le roman. On voit que Victor Dixen a beaucoup cogité (cogito, vous l’avez ?) sur des thématiques aussi bien philosophiques, scientifiques qu’éthiques, ce qui donne une véritable colonne vertébrale à ce roman.

Voilà pour mon avis sur Cogito. J’ai l’impression que j’en ai dit beaucoup plus de mal que de bien, mais ce n’était pas du tout une mauvaise lecture. En lisant Cogito, vous ne trouverez certes pas des personnages ni profonds, ni attachants ou une écriture transcendante. En revanche, vous lirez un roman plein d’action doublez d’une solide réflexion !

Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de vacance ! (Et si vous n’êtes pas prêt pour la rentrée, vous pouvez toujours faire un stage aux îles Fortunés…) (oui j’avais écrit cet article pendant les vacances et j’ai maintenant un petit goût amer dans la bouche en pensant qu’on est en ce moment en vacances forcées)

Bonnes aven(lec)tures !


3 thoughts on “Cogito ou le roman avec lequel j’ai découvert que Victor Dixen ne faisait pas que des livres géniaux

  1. coucou garance (ça fait longtemps dis donc)!
    j’ai trop ri en lisant ton article, il est g é n i a l. je lirais pas cogito oups, mais ta chronique lui rend bien hommage 🤪
    bisous,
    ta plus grande fan (hâte de lire ton nouvel article!)

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  2. Je l’ai en numérique mais je ne suis vraiment pas sûre de le lire. J’avais aussi beaucoup aimé Phobos mais en grandissant, je me suis rendue compte des clichés que la saga comportait. J’hésite encore à lire Cogito et Extincta du coup, même si j’ai bien aimé Animale, la première saga de l’auteur (qui n’avait rien à voir avec ses autres livres). Merci pour ta chronique 🧡

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